date
de publication:12/09/2003
dernière mise à jour: 27/05/2004
Planification
et simulation d'interventions lomboscopiques standards et robotisées
- DEA du Docteur Patrick ANTIPHON, 2003
A
partir de notre expérience en chirurgie mini-invasive, particulièrement
en lomboscopie,
et en chirurgie robotisée, à partir également de
l’expérience de l’équipe ChIR
de L’Inria dans la planification et la simulation d’intervention
mini-invasives robotisées, en chirurgie cardiaque notamment,
qui a conduit au développement du logiciel STARS (Simulation
and Transfer Architecture for Robotic Surgery), nous avons adapté
ce logiciel à la planification et à la simulation de la
néphrectomie par lomboscopie, afin de résoudre deux problèmes:
1°) Optimiser le positionnement des trocarts.
2°) Vérifier si l’intervention est faisable à
l’aide d’un robot de téléprésence du
type Da Vinci™, et sous quelles conditions.
La résolution de ces problèmes passe par le choix d’une
méthode de réalisation du modèle anatomique 3D,
par la mise au point d’une méthode de modélisation
des déplacements peropératoires du rein, et par la résolution
des problèmes de planification spécifiques à l’intervention.
Moyens
mis en œuvre : Pour réaliser le modèle anatomique
à partir de l’imagerie du patient, nous avons choisi le
scanner avec et sans injection. Il a été réalisé
en position opératoire, c'est-à-dire en décubitus
latéral avec un billot, afin de se rapprocher, autant que possible,
des conditions opératoires réelles. Ce type d’imagerie
autorise une partie de segmentation automatique (squelette et peau)
et une partie de segmentation manuelle des tissus mous. Le modèle
anatomique 3D est généré de façon automatique
à partir des données de la segmentation.
Mais ce modèle ne tient pas compte des déplacements d’organes
importants provoqués en peropératoire par le rétropneumopéritoine.
L’équipe ChIR n’ayant pas développé
de solution pour ce problème, qui ne se pose pas en chirurgie
cardiaque, nous avons construit une méthode permettant la modélisation
des déplacements du rein et basée sur une technique de
reconstruction 3D à partir d’images 2D stéréos.
Enfin la planification elle-même repose principalement sur l’utilisation
du logiciel STARS.
Résultats
et discussion : Les impératifs de la segmentation et
les tests réalisés sur différents types d’imagerie
ont permis de sélectionner une méthode unimodale basée
sur le scanner et de rejeter les méthodes multimodales en raison
des difficultés du recalage entre les diverses modalités
d’imagerie.
Nous avons mis au point la méthode de modélisation des
déplacements peropératoires du rein qui repose sur des
radiographies peropératoires.
Les tests ont permis de choisir le type de l’appareil radiographique,
le type des amers de recalage et celui du marquage cutané.