date de publication:
15/10/2003
Oncogénèse
urothéliale
Professeur Dominique CHOPIN
Nous
avons les premiers, identifié les mutations activatrices du gène
du récepteur FGFR3, présentes dans 40% des cas incidents.
Ces mutations définissent ainsi un groupe alternatif de tumeurs
par rapport à celles qui présentent des mutations de P53
en ce qui concerne le stade, le grade et la progression tumorale. Le
profil de mutation de ces deux gènes pose les bases d’une
classification moléculaire des tumeurs urothéliales (TU).
Nous avons démontré le rôle des récepteurs
aux facteurs de croissance épidermique dans un modèle
de cicatrisation de l’urothélium et dans la prolifération
de lignées cellulaires de tumeurs urothéliales.
Les objectifs sont d’utiliser ces observations et ces modèles
pour caractériser ou hiérarchiser les altérations
moléculaires critiques de la progression tumorale, identifier
des éléments de réponse à la thérapeutique,
en particulier aux instillations du Bacille Calmette-Guérin,
et tester de nouvelles approches thérapeutiques centrées
sur la signalisation des tyrosines kinases et des molécules d’adhésion.